"En août 1942, réfugiée au carmel d’Echt en Hollande, la philosophe Edith Stein, entrée au carmel de Cologne sous le nom de Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, est arrêtée et emmenée en déportation.  Avant de quitter le carmel, alors qu’elle se prépare à partir, elle rembobine le fil de sa vie et convoque les personnages qui l’ont construite.

 

Augusta, sa mère, une vraie matriarche, règne sur ses enfants avec une certaine autorité qui, pourtant n’a pas prise sur la forte personnalité d’Edith, née le jour du Grand Pardon, signe du destin, mais qui décide, âgée de 15 ans, qu’elle est athée. Rosa, sa sœur cadette, joue les confidentes. Hans Lipps et Roman Ingarden, deux amis, deux amours contrariés, rencontrés dans la communauté philosophique de Göttingen, tentent en vain de s’opposer à sa conversion au catholicisme. 

Hans est son préféré, avec lequel, elle rêve de vivre  «un grand amour » et « un mariage heureux », mais, trop réservée, elle dissimule ses sentiments et paraît froide et inaccessible. Adolf Reinach, le professeur et l’ami, l’initie à la phénoménologie. Doctorat en poche, elle ne peut enseigner puisqu’elle est femme et juive. La féministe en elle se révolte : a-t-on le choix de nos trajectoires ? 

Avec Anna Reinach, épouse du philosophe, Edith découvre le « chemin de Dieu » et s’interroge : qu’y-a-t-il au delà de notre matérialité ? La lecture de Ste Thérèse d’Avila répond à sa question. Tandis que l’Allemagne devient nazie et que nombre d’intellectuels se réfugient aux Etats-Unis et en Angleterre, Edith, convertie au catholicisme, refuse de quitter l’Allemagne. Après la Nuit de Cristal, malgré sa conversion, elle est interdite d’enseignement. Le jour du Grand Pardon, elle annonce à sa famille sa décision d’entrer au carmel de Cologne. Reliée à Dieu, elle se sent à nouveau juive et retrouve sa judéité dans son identité chrétienne. Ce que voudrait combattre Sœur Antonia, la prieure du carmel.

 

Thérèse-Bénédicte Mc Carty, une jeune américaine, miraculée, raconte comment son destin a croisé celui d’Edith Stein-Sœur Thérèse Bénédicte de la Croix."

 

Maryse Wolinski