Cri et Ga

cherchent la paix

Cri et Ga (Christophe Huysman et Gaëtan Vourc’h) sont deux amis, deux clowns égarés, au milieu du gué,c’est-à-dire au milieu de leur vie.
Ils sont là, ensemble, sur lascène, duo célèbre de leur propre Music-Hallet se rendent disponibles pour accueillir des « invités » étranges et vivre des séquences fantastiques :le pré planté d’arbres,la prairie à lavache morte, le miracle de la source, le secret de la Femme à barbe, une Femme Folle, un animal étrange, de petites montagnardes, une soirée chez Colette...

Ils sont les Présentateurs et, avec une infinie douceur, nous découvrent peu à peu leur monde et nous font partager leur perception des sensations extérieures (grandes joies ou grands déplaisirs,parfois grandes frayeurs),de la beauté des paysages, font des découvertes ou des redécouvertes (familiales), observent des phénomènes surnaturels inexplicables qui lesdépassent.

Chacun des dix tableaux de la pièce est une série de numéros simples et modestes de Music-hall  où les deux compères manipulateurs créent leurs apparitions, femmes à barbe, vieillards ou animaux fantastiques ou bien retrouvailles d’un groupe d’amis, avec la complicité du public du théâtre. Chaque tableau se conclut par une chanson, une comptine ou une ritournelle. Comme souvent, ce «théâtre qui parle» comme j’aime à l’appeler est composé d’images enfantines qui souvent vont chercher dans l’univers des contes, représentations imagées, colorées, d’une grande simplicité où le trait est immédiatement reconnaissable par tous.

Comme toujours, ce théâtre est composé de peu d’éléments scéniques et techniques agencés entre eux, ici une baraque de foire (une petite roulotte de vendeur de gaufres), et l’aide d’un troisième compagnon de scène, magicien et illusionniste qui permet de solliciter fortement l’imaginaire du spectateur.